En marge du match du Stade Rochelais contre Bordeaux-Bègles, le club de rugby inaugurait, hier, son Centre de la performance.

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« Avec ce Centre de la performance, nous plaçons la chapelle au centre du village », résume le président du Stade Rochelais, Vincent Merling. La chapelle a davantage les dimensions d’une cathédrale : 4 000 mètres carrés de locaux, 3 000 mètres carrés d’un terrain synthétique couvert. Quant au village, c’est celui de générations de licenciés au Stade Rochelais : la plaine des jeux Colette Besson. C’est avec une fierté teintée de nostalgie que le président du club a rappelé, hier lors de l’inauguration officielle des lieux, ses souvenirs de joueur quand, sur le même site hérité de marécages assainis, les jaune et noir de son âge s’entraînaient « dans la boue, sous la pluie, le soir après 19 heures ».

La cérémonie officielle a eu lieu sur le terrain synthétique couvert du club
La cérémonie officielle a eu lieu sur le terrain synthétique couvert du club

Rêve et machines de torture

Aujourd’hui, les hommes de Collazo et de Garbajosa ne craignent ni la pluie, ni le vent lors de leurs entraînements déroulés en semaine à l’abri des intempéries et des regards. Attenant au terrain, trône une vaste salle de musculation que les invités matinaux du club, hier, se sont plu à admirer. Mais si la moelleuse pelouse invite au rêve de quelques foulées voire à quelques drops, personne n’a semblé s’imaginer sur l’une des machines de torture qui font le quotidien de l’entraînement physique des Rochelais.

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Dans le vestiaire des professionnels, élus ou partenaires retournent en enfance et s’amusent à imaginer la vie du groupe professionnel qui vit ici, profite des trois bassins de balnéo voisins (un grand d’eau chaude, deux autres plus petits d’eau froide) et déjeune un peu plus loin dans un espace où l’effectif professionnel croise le personnel administratif et les jeunes du centre de formation.

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Lorenzetti égratigné

De l’héritage d’un club, plus que centenaire, à la promotion d’un « esprit famille », les Jaune et Noir n’oublient rien de leur catéchisme dans la mise en avant de leurs couleurs. Mais, au-delà de quelques clichés inhérents à ce type de cérémonie, cet Apivia parc (1) a bien été conçu pour que chaque entité du club cohabite et que les énergies s’y fédèrent.

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La valeur d’exemple est aussi utilisée, notamment pour que les jeunes du centre de formation puissent voir de près ceux dont ils rêvent d’épouser le destin : les professionnels (lire ci-contre les propos du directeur général du club, Pierre Venayre).

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Cet esprit collectif, Jean-François Fountaine (le maire divers gauche de La Rochelle) l’a salué et imputé à l’action et à la personnalité de Vincent Merling. Un compliment qui a fait une victime collatérale, à Paris : le président du Racing. « Il y a peu, nous avons visité avec Vincent les installations du Racing. Et Jacky Lorenzetti avait tendance à dire beaucoup ‘‘je’’ : ‘‘J’ai fait ceci, j’ai fait cela’’. À La Rochelle, Vincent, c’est l’inverse. Il met toujours le collectif en avant. Il ne dit pas ‘‘je’’, il dit ‘‘nous’’. Cela fait toute la différence. »

(1) Le « Centre de la performance » rochelais porte le nom de la mutuelle niortaise Apivia. Et ce pour dix ans, selon la durée du contrat de « naming » signé entre le club et son partenaire.