En cette période estivale, nombreux sont les vacanciers qui avant de prendre la route vers le soleil, passent au contrôle technique. Dans certains départements, un grand nombre de ces automobilistes sont recalés lors de la première visite en raison d’un défaut majeur et doivent revenir pour une contre-visite. Pour eux, cela ne risque pas de s’améliorer, en 2018 le contrôle technique va devenir beaucoup plus sévère.

Depuis qu’il est devenu obligatoire en 1992, il est la hantise de certains automobilistes. En 2016, lors de leur passage au contrôle technique 17,64 % des automobilistes se sont fait retoquer leur véhicule car il avait l’un des 203 défauts . Défaut qui motive une contre-visite, nécessite l’immobilisation du véhicule pour réparation et bien sûr des dépenses supplémentaires. 

Découvrez ci-dessous, département par département, la part des véhicules particuliers recalés lors de la première visite en raison d’un défaut majeur détectés et donc soumis à une contre-visite.

Le taux de recalés le plus haut est en Guyanne alors que le plus faible est en Corse.
Le taux de recalés le plus haut est en Guyanne alors que le plus faible est en Corse. | Visactu

Les voitures de l’Ouest se font beaucoup recaler

Les voitures non conformes sont particulièrement nombreuses dans l’ouest de la France. Un grand nombre de départements de cette région ont un taux de véhicules ayant un défaut majeur supérieur à 20 % alors que la moyenne nationale est de 17 %.

Les départements de l’Ouest comme l’Ille et Vilaine, la Sarthe, le Maine-et-Loire, la Loire-Atlantique, la Vendée ou encore la Charente-Maritime sont concernés.

Mais le département qui remporte la plame du nombre de voitures non conformes est la Guyane qui arrive largement en tête avec 33 % des voitures nécessitant des réparations. Le taux le plus faible est celui de la Haute-Corse avec 10.9 %.

Un contrôle qui va se durcir

La situation des conducteurs ayant un véhicule ancien ou défectueux va encore se compliquer l’année prochaine. Une directive européenne a demandé aux pays membre de l’UE de perfectionner les contrôles pour qu’ils soient plus poussés et complet.

C’est qui va le plus faire grincer les dents des automobilistes est probablement la nouvelle disposition qui prévoit l’immobilisation quasi immédiate du véhiculeen cas de défaillances « constituant un danger direct et immédiat pour la sécurité routière ou ayant une incidence sur l’environnement ». Une défaillance qui devra être corrigée dans les 24 heures.

Le qualificatif de critique est défini par une liste de 146 défauts jugés intolérables. Ils peuvent être, entre autres, une pression insuffisante dans le système de freinage, un dommage externe sur le circuit de freinage, une fuite de liquide de frein, fuite d’air sur l’assistance de freinage, un bocal trop sale pour laisser voir le niveau de liquide de frein, un câblage électrique risquant de toucher des pièces chaudes ou en mouvement, une profondeur des sculptures du pneu non conforme, une corrosion du châssis diminuant sa résistance, une chute probable de pièces du pare-chocs ou des protections latérales, une porte qui ferme mal, un siège mal fixé, une serrure qui se bloque inopinément… etc.

Mais ce n’est pas tout, 196 défauts seront toujours soumis à des réparations qui devront s’effectuer dans les deux mois et soumis à une contre-visite.

@Ouest-Francet