1 000 chasseurs d’un côté, 500 policiers de l’autre. Une manifestation s’est tenue samedi à Rochefort (Charente-Maritime) contre l’interdiction de chasser les oies cendrées en février.

Plus de 1 000 chasseurs se sont rassemblés samedi dans le centre-ville de Rochefort (Charente-Maritime) pour protester contre l’interdiction de la chasse aux oies cendrées en février, a-t-on appris auprès de la préfecture et de la Fédération nationale des chasseurs.

Environ 500 policiers ont été déployés dans le centre-ville pour contenir les manifestants qui ont tenté de rejoindre le siège de la Ligue de protection des oiseaux (LPO). « Il y a eu des jets de pétards » mais pas d’affrontements, a précisé la police.

Directive européenne

La date officielle de fin de chasse aux oies sauvages est fixée au 31 janvier, conformément à une directive européenne de protection des oiseaux migrateurs. En janvier 2017, la ministre de l’Écologie Ségolène Royal avait ordonné à la police de la chasse de ne pas verbaliser les chasseurs tirant sur les oies cendrées jusqu’au 12 février.

Le Conseil d’État, saisi par la LPO, avait aussitôt fait annuler les instructions de Mme Royal.

Les chasseurs avaient demandé une nouvelle dérogation pour cette année auprès du ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, qui leur a été refusée, a précisé leur fédération.

La LPO s’était félicitée d’avoir obtenu le 29 janvier auprès du Conseil d’État, statuant aux contentieux, « l’annulation sur le fond de la déclaration de l’ancienne ministre en charge de l’écologie… jugée illégale au regard du code de l’environnement et du droit européen ». « Cette onzième décision du Conseil d’État confirme la fermeture de la chasse aux oiseaux d’eau à compter du 31 janvier », avait souligné la LPO dans un communiqué.