Philippe Pigeard, le père du Français tué lors de l’attentat de Londres, raconte avoir « vite compris » que son fils « était concerné »

Alexandre Pigeard, serveur à Londres, vivait depuis neuf mois au Royaume-Uni pour « améliorer son anglais » : sa mort lors de l’attentat de Londres samedi fait de lui la victime d’une « injustice inouïe », dénonce mardi son père.

« Il a été assassiné lors de l’attentat terroriste de Borough Market. L’un des tueurs l’a mortellement poignardé, alors qu’il était en train de travailler à la terrasse du Boro Bistro, où il était employé », indique Philippe Pigeard dans un communiqué.

« D’habitude, il nous envoyait un texto »

« J’étais en train de regarder la BBC. J’ai reconnu les premières images du quartier », raconte par téléphone Philippe Pigeard, qui se trouvait mardi à Londres pour récupérer la dépouille de son fils. « D’habitude, il nous envoyait tout de suite un SMS pour dire : ‘Papa, ça va’ ».

Mais samedi soir, le texto ne vient pas.

« J’ai appelé. Ca sonnait dans le vide. J’ai vite compris qu’il était concerné » Philippe Pigeard

La confirmation du décès intervient « une demi-heure plus tard ». 

« Fils merveilleux », « grand frère idéal »

« Ca faisait neuf mois qu’il était à Londres, pour améliorer son anglais et avoir de l’expérience. Il devait participer à l’ouverture d’un restaurant ensuite à Nantes ».

Le jeune homme de bientôt 27 ans, « passionné de musique électronique », s’épanouissait également dans la culture londonienne, a-t-il poursuivi. En France, il faisait partie du « club 808 », un collectif de DJ basé à Caen.

« Fils merveilleux », « grand frère idéal », « jeune homme lumineux », selon son père, sa mort samedi relève d’une « cruauté » et d’une « injustice inouïe », se désespère Philippe Pigeard, qui dit peiner à récupérer sa dépouille du fait de procédures britanniques « très rigoureuses », « très fermées ».

Alexandre Pigeard est l’une des sept personnes tuées samedi soir à Londres lors d’une attaque jihadiste, qui a également fait une cinquantaine de blessés.

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