Jeudi soir, la conférence sur « Les circuits de l’eau », organisée par l’association Natvert, a réuni un public nombreux venu de toute la presqu’île, dont il fut particulièrement question. Deux techniciens, Didier Boulard, de la Compagnie des eaux de Royan (CER), et Guillaume Daudens, du Syndicat des eaux 17 (SDE 17), ont maintenu en haleine une assemblée attentive qui ne cessera de les questionner jusqu’à déborder du temps initialement imparti.

La chasse aux fuites

À l’heure où le réchauffement climatique a des conséquences notoires sur la consommation d’eau, une des missions premières de la CER est de surveiller le niveau des nappes phréatiques qui alimentent le réseau par pompage, tout en assurant sa qualité, qualifiée par ailleurs d’exceptionnelle en France. D’où les arrêtés visant à réduire la consommation, comme ce fut encore le cas cet été, « la pluviométrie insuffisante à l’hiver 2016–2017 n’ayant pas permis de reconstituer les nappes ».

La source est donc fragile et le temps est venu pour les techniciens et les particuliers de faire la chasse aux consommations excessives et irraisonnées de l’eau, grâce notamment à des techniques modernes et sophistiquées de contrôle. « Des schémas à trente ans (2030–2050) sont en cours d’élaboration, visant à économiser 1 % par an la consommation moyenne par foyer », a confié Guillaume Daudens. Estimée à 100 m3/an aujourd’hui sur la presqu’île.

Des économies destinées à faire face à un réchauffement climatique annoncé… et aux lingettes !

« C’est un véritable fléau ! », a insisté Didier Boulard. Jetées dans la cuvette des WC, les lingettes s’accumulent dans le réseau d’évacuation des eaux usées jusqu’à les boucher, cause de nombreuses interventions dont les coûts se répercutent forcément sur le prix de l’eau (1). Ainsi, « les toilettes n’étant pas des poubelles », il est bon de rappeler les « interdits », comme d’y jeter huile ou détergents…

(1) Urgence dépannage : 05 81 91 35 02. Nouveauté : une application est désormais disponible (accessible sur site).