Une centaine d’agriculteurs ont manifesté, vendredi matin, à La Rochelle, en Charente-Maritime, pour dénoncer des retards dans le versement des aides de la Politique agricole commune européenne (PAC). Ils ont symboliquement muré l’entrée de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) avec des parpaings.

Un mur de parpaings pour symboliser les obstacles administratifs auxquels sont confrontés les exploitants agricoles. Une centaine d’agriculteurs ont voulu marquer le coup, ce vendredi matin, à La Rochelle, devant la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM). Pour dénoncer d’importants retards dans le versement des aides de la Politique agricole commune européenne (PAC).

Jusqu’à 40 000 € réclamés

« On nous balade, on veut savoir ce qui coince. On veut connaître le montant qu’on touchera et quand on le touchera, pour pouvoir aller voir nos créanciers et nos banquiers », revendique Julien Rouger, président des Jeunes agriculteurs du département.

Selon lui, les aides de la PAC en attente de versement représentent des sommes très importantes pour certains de ses collègues, de l’ordre « de 30 000 à 40 000 € ».

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Une partie de ces aides européennes est due au titre des Mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) qui permettent notamment d’entretenir les marais et autres zones humides sensibles, nombreuses en Charente-Maritime. Les agriculteurs concernés s’engagent à ne pas exploiter ou traiter ces zones humides en contrepartie d’une compensation financière.

La manifestation a fortement perturbé la circulation dans le centre-ville rochelais. Outre les parpaings, les agriculteurs avaient prévu des confettis de papier passé à la broyeuse, qu’ils ont répandu un peu partout. Une autre illustration symbolique « de l’extrême complexité administrative des aides de la PAC ».

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