Des adolescents du Manoir Émilie ont élevé, étudié, puis lâché dans la nature des « bêtes à bon Dieu ».
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Comment aborder avec des adolescents en rupture par le biais du système éducatif classique les caractéristiques du vivant et la transformation des espèces, au programme des collégiens ? Enseignante à l’institut médico-éducatif Le Manoir Émilie, à Arvert, Tiphaine Barraud a eu l’idée de confronter ses douze élèves, âgés de 12 à 16 ans, à un exercice éminemment concret : l’élevage de coccinelles.

Un rôle dans l’écosystème

Pour cause de trop forte chaleur en juin, l’expérience n’a pas été couronnée du total succès qu’espérait Tiphaine Barraud. « Sur les 150 larves que j’ai commandées, nous n’avons obtenu que 25 coccinelles. » L’essentiel était ailleurs, toutefois.

C’est un petit groupe d’adolescents authentiquement curieux et intéressé qui a d’abord visité le vallon de Ration, derrière le Carel, vendredi matin, écoutant attentivement les explications de Damien Nouguès, technicien au service environnement de la Ville. Ces coccinelles que les adolescents du Manoir Émilie ont élevées, ils en ont certes étudié les caractéristi- ques physiologiques, mais aussi découvert le rôle dans la grande chaîne de l’écosystème. Comme une évidence, donc, cette plongée dans le vallon de Ration a été aussi l’occasion de lâcher les « bêtes à bon Dieu » dans le milieu naturel, où elles participeront à la traque des parasites qui nuisent notamment aux cultures maraîchères des particuliers exploitant un jardinet.

La biologie devient tout de suite plus stimulante quand elle est enseignée sur le terrain.

SUDOUEST.FR