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Les personnes présentes ce jour-là à Arvert se sont trouvées devant une situation quasi improbable, et pourtant ! En effet, trois associations n’ayant a priori rien à voir entre elles, se sont réunies au restaurant l’Estran samedi dernier en présence de Michel Priouzeau, le maire de la commune, Guy Brotteau, maire de Reaux-sur-Trèfle, Xavier Perry, vice-président national et délégué régional ouest de l’Ordre de Lafayette, Claude Moreau, Grand Maître de la Confrérie de la Cagouille et Thierry Lèques, directeur de l’Esat d’Arvert et de la Nacivelle Bleue, établissements voués à l’insertion des personnes en situation de handicap.

Au départ, c’était une réunion de l’Ordre de Lafayette, dont la vocation est d’entretenir les liens d’amitié entre Américains et Français, voire européens, et perpétuer le souvenir du Marquis. Pour rappel, ce dernier, finalement assez méconnu, nommé général par le congrès américain, a lutté contre l’esclavage et la peine de mort. Il est également l’auteur du projet de la déclaration des droits de l’Homme en 1789.

L’association est composée de 300 membres en France, dont 60 dans la région ouest. C’est dans ce cadre qu’ont été remis des diplômes d’honneur dont un diplôme de membre actif à Dylan Lemoine, ainsi que l’adoubement au grade de chevalier de l’Ordre à Mathieu Kugler. Pour l’occasion, un fauteuil roulant a été remis à la commune de Reaux-sur-Trèfle.

Invitation de la Cagouille

Si cette association s’est retrouvée à l’Estran, c’est sur l’invitation de la Confrérie de la Cagouille qui, à la fin de cette réunion, a invité les membres à déguster différentes recettes d’escargots concoctées par le traiteur du restaurant, aidé en cela par les jeunes de l’Esat pour la confection et le service. Cette confrérie revendique l’exclusivité de l’extraction du « mucus », qui n’est autre que la bave des « lumas » avec laquelle on fabrique des produits cosmétiques. La Charente-Maritime en est le premier éleveur et producteur national.

Thierry Lèques, directeur de l’établissement, ravi de cette opportunité, n’omet pas de rappeler la pluralité des prestations de l’Esat. Outre le fait que le restaurant de 40 couverts est ouvert à tout public, le midi, du lundi au vendredi, et sert d’atelier d’application pour la cuisine et le service, il existe sur place, en autres, une exploitation ostréicole « perle océane », un atelier de « ramendage » (réparations) ainsi que le « chat-land » plus spécialisé dans la déco marine de la Corderie Royale de Rochefort.

SUDOUEST.FR