Un automobiliste de Rochefort (Charente-Maritime) s’est fait flasher deux fois en l’espace de 18 secondes. Ce jour-là, gendarmes et policiers se suivaient sans le savoir à bord de leurs véhicules banalisés. Ils ont donc flashé le même véhicule. L’automobiliste a contesté la seconde amende et a finalement obtenu gain de cause.

Un automobiliste a récemment comparu devant la juridiction de proximité de Rochefort (Charente-Maritime) pour contester un excès de vitesse qui lui paraissait abusif.

Les faits remontent au 7 janvier 2016. Ce jour-là, Alain, un habitant d’Oléron (Charente-Maritime), rentre chez lui en passant par la rocade de Rochefort. Deux semaines plus tard, le facteur lui poste… deux mauvaises nouvelles, rapporte Sud Ouest.

Il pense d’abord à une erreur

En ouvrant le premier courrier, il découvre une amende pour excès de vitesse commis à Rochefort, ce 7 janvier, à 10 h 37’ et 4 secondes. Il roulait à 66 km/h (56 retenu) au lieu de 50. Résultat : la perte d’un point sur son permis et une amende de 135 € (minorée à 90 €).

Dans la seconde lettre, il découvre une nouvelle photo de son véhicule prise au même endroit, avec le même excès de vitesse, entraînant une sanction équivalente.

Alain pense d’abord à une erreur du centre national de traitement des infractions routières de Rennes. Mais il s’aperçoit qu’il a été flashé par un autre radar, et que l’heure de l’infraction diffère : 10 h 37’ et 22 secondes, soit 18 secondes plus tard.

La seconde amende contestée

L’homme s’est acquitté de la première amende mais a contesté la seconde. D’où sa comparution devant la juridiction de proximité.

L’explication de ce mystère est simple. L’automobiliste a été flashé deux fois en 18 secondes par deux équipes des forces de l’ordre différentes : les motards CRS de La Rochelle et les gendarmes de la brigade motorisée de Marennes.

Pas de collaboration entre policiers et gendarmes

En effet, policiers et gendarmes se suivaient sans le savoir à bord de leurs véhicules banalisés équipés de radars embarqués. Il n’y a pas de coordination entre ces équipes : les policiers ont compétence sur tout le département, les gendarmes uniquement sur l’arrondissement de Rochefort.

Face à cette situation peu commune, Alain a finalement obtenu gain de cause. Le président du tribunal l’a reconnu coupable mais l’a dispensé de peine.

@Ouest-Francet