Patrice Collazo espère que le public jouera un rôle important à l’occasion du tout premier match de Champions Cup du club à Marcel-Deflandre, dimanche.

On a coutume de dire qu’avec la Coupe d’Europe, le niveau d’exigence augmente. Chez Patrice Collazo, cela ne concerne pas que ses joueurs puisque le manager rochelais espère que le public jouera un rôle important à l’occasion du tout premier match de Champions Cup de l’histoire du club à Marcel-Deflandre, dimanche, à 16 h 15 face à l’Ulster.

« J’ai hâte de voir, a-t-il souri mercredi. C’est une nouvelle configuration. Quand vous allez à Leicester ou Gloucester, tout le monde vous en parle. Eh bien maintenant, on va apprendre à connaître La Rochelle. C’est la moindre des choses. »

Et d’expliquer l’intérêt d’exporter la ferveur jaune et noire sur la scène continentale : « Ce serait sympa qu’à la fin de la compétition, les mecs se disent « quand on va à La Rochelle, « ouf » (il souffle), c’est compliqué sur le terrain mais aussi avec les supporteurs. Tout le monde vous parle de l’enfer du Munster (à Thomond Park). A Ravenhill (Kingspan Stadium, le stade de l’Ulster), ils sont quasiment 20000 (18000)… Il y a des places fortes de la Coupe d’Europe, des stades où l’on se sent un peu seul au monde. Mais vraiment seul. Ce serait sympa que l’Ulster, même s’ils viennent avec 300 supporteurs, se sentent un peu seuls au monde ici. »

Ce qui passe aussi par une certaine exigence sportive. Et Patrice Collazo de conclure : « Mais avant de les recevoir dans les tribunes, il faut les recevoir sur le terrain. Sinon, ça ne sert à rien… » Le match est lancé, il reste deux jours pour se préparer pour les habitués de Marcel-Deflandre, à guichets fermés pour la première fois lors d’une phase de poule de Coupe d’Europe de La Rochelle.

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